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Légi
Spectacle, centre de
gestion, a été créé en 1993, sous forme associative, par les
représentants du spectacle, syndicats de salariés, d'employeurs et
organisations professionnelles.
Il
est habilité à administrer l'engagement d'artistes et de techniciens du
spectacle, organisme collecteur agréé par le CNCS (AEM Pôle emploi) et le
GUSO (formulaire GU).
En
aucun cas, Legi Spectacle ne se
substitue aux employeurs et aux caisses sociales.
Il est reconnu et aidé par
la
Direction Régionale des Affaires Culturelles, le Conseil Régional du
Languedoc-Roussillon, le Conseil Général de
l'Hérault, le Conseil Général du Gard et le Fonds Social Européen (FSE).
Assemblée
générale du 3 février 2010
Le
Conseil d'administration a été renouvelé et se compose désormais comme
suit :
• Pour le collège fondateur
:
Stéphan Le Sagère,
représentant le Syndicat des Musiques Actuelles (SMA),
Didier
Taudière, représentant le
Syndicat Français des Artistes (SFA),
Stéfan Delon, représentant le Syndicat National
des Arts Vivants (SYNAVI).
Le
Syndicat des Artistes et des
Musiciens de
Nîmes (SAMUN) ne
compte à ce jour aucun représentant.
• Pour le
collège employeur :
Stella Pisinni (FNEIJMA),
Marie Bernos (Racont’art),
Irène
Gasq (Lou Erinyes),
Patrice
Marlange (Cie L’aventurine).
• Pour le collège salarié :
Bruno
Fitoussi (Artishow),
Sylvain
Diez (Groupe story),
Bruno
Derosi (Cocktail animation).
Le nouveau conseil d'administration se
réunira très prochainement afin de procéder à l'élection du bureau
pour un
mandat de deux ans.
Bilan
2009
Les ressources globales de Légi
Spectacle ont augmenté de 14 %. Deux raisons majeures :
• Plus d’activités dans les trois grands secteurs du Centre, “Gestion
des salaires” (8 900 bulletins de
salaire édités pour 3 400 salariés sur la demande de 491 employeurs
adhérents et près de 6 millions de masse salariale traités),
“Formation et Information” (349
stagiaires), et “Comptabilité” (24 dossiers expertisés).
• Une augmentation de l’aide accordée par la Région Languedoc-Roussillon et par le Conseil Général du
Gard qui ont répondu positivement aux demandes.
Les ressources propres restent proportionnellement plus importantes que
les aides.
L’équipe de Légi Spectacle est composée à ce jour de cinq salariés en
contrat à durée indéterminé (CDI),
à temps complet, et “non aidés”. Le sixième poste, en Contrat d’Aide à
l’Embauche (CAE), ne
pourra être pérennisé, une fois arrivé à échéance, que par un apport
financier supplémentaire, qu’il s’agit de prévoir dès maintenant,
l’expérience des années 2008-2009 ayant mis en exergue l’impossibilité
de fonctionner avec une totalité de contrats “non aidés”. Aussi, une
communication spécifique au secteur “Comptabilité” va être faite, afin
de doubler le nombre d’utilisateurs.
Un léger bénéfice est prévu, à confirmer toutefois par
l’Expert-comptable.
Vous pouvez télécharger le bilan en
cliquant ici.
L'Assemblée générale a été l'occasion
d'aborder deux thématiques d'importances inscritent à l'ordre du jour :
le régime de l'auto-entrepreneur et le portage salarial.
Concernant le régime de
l'auto-entrepreneur, après énonciation des caractéristiques
générales, ont été abordées les spécificités du spectacle,
notamment au travers de la circulaire du
28 janvier 2010 dans laquelle ont été apportées des
réponses précises quant au régime de l’auto-entrepreneur dans les
professions du secteur (artiste,
technicien, entrepreneur du spectacle) :
• La présomption de salariat, rattachée
à la profession d’artiste du spectacle, rend incompatible le métier
d’artiste avec le régime de l’auto-entrepreneur, tout comme le fait
qu’il soit affilié au régime général de sécurité sociale.
• Les professions techniques voient leur champ d’exercice limité par
l’auto-entreprenariat au niveau financier ainsi qu’en matière de
labellisation.
• L’entrepreneur de spectacles peut être auto-entrepreneur qu’à la
seule condition qu’il justifie de son inscription au registre du
commerce (RCS) ou au
répertoire des métiers (RM),
obligation pour être titulaire de la licence de spectacles.
Les administrateurs de Légi Spectacle
mettent en garde les professionnels du secteur sur la prétendue
simplification apportée par ce nouveau régime qui à terme pourrait
entraîner la suppression du régime des intermittents du spectacle basé
sur la solidarité interprofessionnelle.
Une synthèse intitulée "Les professions et les métiers du
spectacle, le régime de l'auto-entrepreneur : compatible ou pas ?"
a été élaborée par Légi Spectacle afin de diffuser largement ces
informations. Elle est téléchargeable aux rubriques "légi
information" et "boîte
à outils".
Une étude sur le Portage salarial dans
les professions du spectacle est en cours de finalisation. Là encore,
les administrateurs émettent des réserves quant aux pratiques mises en
place par le secteur en l’absence de réglementation précise, ouvrant la
porte à des usages dangereux et néfastes pour les
employeurs et les salariés du spectacle.
Le principe : une relation triangulaire entre un individu “apporteur
d’affaires” (artiste ou technicien)
à une entreprise dite de portage qui facture une prestation (spectacle ou mission) à une
autre entreprise (organisateur de
spectacles et client de l’apporteur d’affaires).
L’individu est salarié par l’entreprise de portage. Pour ce faire, il
devra s’acquitter auprès de son employeur d’une commission dont une
partie est réservée à la constitution d’un fonds de garantie
financière, en cas d’impayé de la facture, et ce pour préserver le
paiement de son salaire...
Incompatibilités, en vrac... :
• Le portage
salarial et la profession d’artiste apparaissent
incompatibles pour des raisons similaires à celles évoquées pour
l’auto-entreprenariat. La profession d’artiste est réglementée par le
Code du travail, article
L. 7121-1 et suivants, et les professions règlementées sont
exclues du portage salarial.
Les professions techniques quant à elles
sont soumises à une liste d’emploi restrictive relative au champ
d’application de l’annexe 8,
classée selon l’activité principale de l’employeur, permettant le
recours au contrat à durée déterminé d’usage (CDDU).
• De par son code APE, l’entreprise de portage est considérée comme
“non professionnel” du spectacle et doit ainsi se soumettre à la
réglementation du Guso
et de la licence
de spectacles (organise
plus de 6 représentations par an). Quid du type de contrat
de travail, des minima sociaux, des conventions collectives...
• En tant que salarié, l’artiste ou le technicien est placé sous la
subordination du producteur, c’est-à-dire sous son autorité. De fait,
l’entreprise de portage, employeur, doit remplir les mêmes obligations.
L’absence de contrôles et d’instructions de sa part, rendrait caduque
le contrat de travail et requalifierait l’entreprise cliente comme
employeur du salarié “porté”.
• Le taux réduit de TVA (5,5%) n’est réservé qu’à
certains types de spectacle et seulement aux producteurs ayant la
responsabilité du choix du spectacle et assumant la totalité des frais (rémunérations, indemnités de déplacement,
décors, costumes). L’entreprise de portage ne rentre pas
dans ces critères et se voit donc soumise au taux normal (19,6%).
• Le salarié “porté”.
Enfin, le Président a proposé à
l’Assemblée de mettre en avant le fait que Légi Spectacle ne fait pas
de portage. Une action de communication auprès des adhérents et à
l’extérieur, notamment auprès des institutions sociales et
collectivités publiques, sera faite en ce sens. L’Assemblée a approuvé
cette action, la qualifiant de “développement durable”.
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